Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /2006 18:40

Lisez attentivement cet article afin d'évaluer vos capacités de pêcheur de perles...

OCÉANOGRAPHIE

 

 

La vie ne s'est développée sur Terre qu'après le refroidissement des océans

 

LE MONDE | 30.10.06 | 16h27  •  Mis à jour le 30.10.06 | 16h27

 

 

 

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Quelle physionomie la Terre avait-elle il y a 3,5 milliards d'années ? Peu de traces matérielles permettent de le savoir, et la question fait l'objet de vifs débats dans la communauté scientifique. Les analyses de roches siliceuses, menées depuis trois décennies, avaient incité certains à avancer l'hypothèse que les océans du précambrien étaient très chauds, mais leurs arguments restaient fragiles.

 

 

De nouveaux travaux sur les mêmes sédiments, publiés jeudi 26 octobre dans la revue Nature, donnent plus de poids à cette théorie. Ils suggèrent que les températures océaniques ont connu un maximum, entre 50 °C et 80 °C, il y a 3,5 milliards d'années. Et qu'elles auraient amorcé une décrue importante il y a 2 milliards d'années pour parvenir, il y a 550 millions d'années environ, à une température de 20 °C (elle est d'environ 30 °C aujourd'hui). Cette décrue des températures pourrait avoir permis "l'explosion cambrienne", événement qui a vu une grande diversification des formes de vie et qui remonte, selon les paléontologues, à entre 520 et 540 millions d'années.

 

 

Jusqu'à présent, l'analyse des rapports entre les différents isotopes de l'oxygène contenu dans ces roches - appelées "cherts" - laissait bien penser que les océans avaient dû être chauds. "Mais beaucoup de scientifiques étaient sceptiques, dans la mesure où les températures en question auraient pu refléter non celle des océans mais celle, locale, de fluides hydrothermaux, par exemple, explique Marc Chaussidon, chercheur (CNRS) au Centre de recherches pétrographiques et pétrochimiques et coauteur de ces travaux. Grâce à une sonde ionique, nous avons effectué le même type de travail pour le silicium contenu dans les mêmes échantillons."

 

 

Les rapports entre isotopes du silicium de la roche traduisent sa solubilité dans l'eau - donc la température de celle-ci au moment de la formation des roches. Les indications données par l'étude du silicium s'avèrent conformes à celles de l'oxygène.

 

 

"EFFET DE SERRE TRÈS PUISSANT"

 

 

Pour Edouard Bard, titulaire de la chaire Evolution du climat et des océans, du Collège de France, "ces nouveaux travaux vont plutôt à l'encontre - mais sans les remettre complètement en cause - des théories dites de la "Terre boule de neige", selon lesquelles notre planète a été dans un lointain passé totalement gelée ou presque, sur de longues périodes ou par intermittence. Ces théories sont en phase avec les courbes d'évolution de l'activité stellaire bâties par les astrophysiciens, précise M. Bard. Selon ces modèles, il y a 4 milliards à 2 milliards d'années, le Soleil éclairait la Terre environ 10 % à 20 % moins qu'aujourd'hui."

 

 

Les océans se seraient donc refroidis au cours de longues périodes pourtant marquées par une augmentation globalement continue de l'activité solaire.

 

 

L'inertie thermique des mers est telle qu'il est impossible que l'atmosphère terrestre ait pu être tempérée ou froide avec des océans aussi brûlants. "Du coup, ajoute M. Bard, on peut imaginer que prévalait alors un effet de serre très puissant, avec d'importantes concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone ou de méthane." Et, en somme, que, dans sa prime jeunesse, la Terre ait ressemblé davantage à Vénus qu'à Mars.

 

 

"Ces résultats pourraient aussi nous éclairer sur l'absence de sédiments datés de 4,5 milliards à 3,5 milliards d'années, suggère François Robert, chercheur (CNRS) au Muséum national d'histoire naturelle et coauteur de ces travaux. Il est possible qu'au cours de cette période les températures aient été telles que toute l'eau disponible sur Terre l'ait été sous forme gazeuse." En l'absence d'eau liquide, les sédiments ne peuvent, en effet, se former.

Stéphane Foucart

 

 

Article paru dans l'édition du 31.10.06.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Le Monde - Publié dans : Articles en ligne
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Mercredi 25 octobre 2006 3 25 /10 /2006 11:11

 

 

Ça fonctionne partout, tantôt sans arrêt, tantôt discontinu. Ça respire, ça chauffe, ça mange. Ça chie, ça baise. Quelle erreur d’avoir dit le ça. Partout ce sont des machines, pas du tout métaphoriquement : des machines de machines, avec leurs couplages, leurs connexions. Une machine-organe est branchée sur une machine-source : l’une émet un flux, que l’autre coupe. Le sein est une machine qui produit du lait, et la bouche, une machine couplée sur celle-là. La bouche de l’anorexique hésite entre une machine à manger, une machine anale, une machine à parler, une machine à respirer (crise d’asthme). C’est ainsi qu’on est tous bricoleurs ; chacun ses petites machines. Une machine-organe pour une machine-énergie, toujours des flux et des coupures. Le président Schreber a les rayons du ciel dans le cul. Anus solaire. Et soyez sûrs que ça marche ; le président Schreber sent quelque chose, et peut en faire la théorie. Quelque chose se produit : des effets de machine, et non des métaphores.

 

                                                                                                                                                                                            .

Par Ambroise - Publié dans : Conseils de lecture
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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /2006 16:09

                                                                                                                

 

                                                                                      

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                       

Par Godon - Publié dans : Conseils de lecture
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 10:31

Pour être océanographe amateur, nous n'en sommes pas moins de fervents lecteurs des aventures -pas toujours terrestres, d'ailleurs - de Tintin. Nos lecteurs s'en seront aperçu.

Nous proposons aujourd'hui un ouvrage original, paru en 1996, dont l'un des auteurs n'est pas moins que métaphysicien. Jean-Luc Marion prévient charitablement : "La remontée de l'ontique à l'éthique pourrait ainsi définir une caractéristique essentielle des aventures de Tintin : le monde se joue en termes de vérité et de mensonge, de fidélité et de trahison, d'amitié et de haine, de bien et de mal. Et le reste, à la fin, disparaît dans l'insignifiance. La vérité est donc faite par Tintin le Terrible. Nous pouvons à nouveau parler et lire. De ce langage voici l'alphabet."

De charité, il est encore question - non plus à titre de prolégomène, cette fois - lorsque Marion, commentant le magnifique Tintin au Tibet, fait de Tintin, Haddock et Milou la personnification des trois vertus théologales (Foi, Espérance, Charité)...

 

 

 

 

Et le Yéti, alors, n'est-ce pas lui, plutôt, qui incarne la Charité ?...

Par Godon - Publié dans : Conseils de lecture
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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /2006 12:58

Paru en novembre 1859, L'origine des espèces est un ouvrage splendide, dont le titre original est On the Origins of Species by Means of Natural Selection, or the Preservation of Favoured Races in the Struggle for Life.

Les exemplaires du premier tirage sont immédiatement épuisés. Il sera réédité six fois entre 1859 et 1872.

 

 

Par Godon - Publié dans : Conseils de lecture
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Samedi 23 septembre 2006 6 23 /09 /2006 14:10

Voici quelques extraits d'un article de Marcel Gauchet paru dans la revue Le Débat n°60 de mai-août 1990 intitulé "Sous l'amour de la nature, la haine des hommes". Cet article a été repris avec d'autres du même auteur, dans un recueil intitulé La démocratie contre elle-même, paru chez Gallimard en 2002. Les numéros de page que nous donnons sont ceux du recueil.

Même s'il n' est jamais nommé, le propos est suffisamment clair pour comprendre que c'est Hans Gelnik, à titre de "père spirituel" ou de "caution philosophique" de l'écologisme radical, qui est ici visé.

 

 

"La méconnaissance, l'illusion, la démagogie, la fausse conscience sont-elles les compagnes inséparables de tout effort collectif pour penser et résoudre les vrais problèmes ? Force est de se le demander quand on voit se recomposer, au fur et à mesure que s'effondre l'idéologie communiste, un nouveau système de l'aveuglement "critique". Le propos écologiste est certes fort différent de la prophétie marxiste. Il est même le rejeton exact des facteurs qui vident aujourd'hui l'eschatologie révolutionnaire de son sens : quarante-cinq ans de paix, l'intégration par la prospérité, l'enracinement de la démocratie. Il n'a pas la fermeture et la dureté de la science prolétarienne de l'histoire." (p.199)

"Pour le dire brutalement, il y a bien de la haine des hommes dans ce soudain amour de la nature. L'imaginaire de la guerre civile et le fantasme exterminateur ont quitté la scène. Est-ce à dire que l'hostilité au semblable a purement et simplement disparu ? Elle s'est seulement enfouie, elle est devenue plus qu'inavouable : opaque pour elle-même. C'est désormais au travers du rêve édénique d'une nature délivrée du fléau des hommes qu'elle tend à s'exprimer. L'aspiration à un univers restitué à sa virginité primordiale est le vecteur d'un affrontement indirect avec ses pareils. Pollution permet de nommer un ennemi en lui-même impensable. Car c'est l'espèce humaine qui par excellence pollue, il n'est pas besoin de tendre beaucoup l'oreille pour l'entendre entre les mots au milieu des effusions écophiliques d'aujourd'hui. Peut-être assistons-nous là au développement d'un imaginaire spécifiquement individualiste pour lequel l'autre est par essence de trop - non plus à abattre, mais à éviter. Ce qui semble sûr, en tout cas, c'est que la passion croissante des contemporains pour la pureté de leur environnement vaut autant comme symptôme d'un grave mal de vivre en société que comme signe d'une conscience plus responsable de son être au monde : le noeud de croyances et de fantasmes qui se recompose en ce foyer nous promet d'étonnantes révélations. Nous aurons peut-être une société écologique, mais il se pourrait aussi qu'elle présente un étrange visage en tant que société." (pp. 204-205)

 

 

 

Par Godon - Publié dans : Réflexions
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Samedi 9 septembre 2006 6 09 /09 /2006 17:19

Nous offrons cette série de planches aux générations futures, en particulier à celles des Pays-Bas, afin qu'elles n'oublient jamais…

Par Godon - Publié dans : Articles en ligne
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Samedi 9 septembre 2006 6 09 /09 /2006 17:11
Par Godon - Publié dans : Articles en ligne
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Samedi 9 septembre 2006 6 09 /09 /2006 17:11
Par Godon - Publié dans : Articles en ligne
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Samedi 9 septembre 2006 6 09 /09 /2006 17:10
Par Godon - Publié dans : Articles en ligne
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