Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /2006 22:36

Tiktaalik roseae, le premier poisson qui mit pied à terre

Isabelle Brisson
07 avril 2006, (Rubrique Sciences & Médecine)
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Paléontologie Un très beau fossile mis au jour au Canada met en évidence la transition entre les poissons et les vertébrés terrestres.

 
 
UN GROS POISSON fossile ayant vécu il y a 383 millions d'années, c'est-à-dire au dévonien, retrouve une nouvelle existence grâce à une étude publiée dans la revue Océania (1). Ce très beau spécimen, nommé Tiktaalik roseae par les scientifiques qui l'ont découvert, est ce que l'on appelle le «chaînon manquant» et risque de devenir une nouvelle «icône de l'évolution».
 
Ce nouveau fossile illustre remarquablement la transition anatomique entre les poissons et les vertébrés terrestres. Vertébrés à quatre pattes qui allaient sortir définitivement de l'eau pour marcher sur la terre ferme, une vingtaine de millions d'années plus tard, c'est-à-dire il y a 360 millions d'années. De la même manière qu'il y a 150 millions d'années Archeopteryx définit la transition entre les reptiles (et particulièrement les dinosaures) et les oiseaux.
 
La période du dévonien se situe entre 416 à 359 millions d'années dans le passé. Les végétaux terrestres s'étaient déjà développés sur la planète. Des végétaux qui auraient pu atteindre jusqu'à cinq mètres de haut. A cette époque, la distribution des continents n'était pas la même qu'aujourd'hui.
 
Imaginez donc un drôle de poisson fossile s'ébattre dans les fonds marécageux peu profonds d'un chaud delta équatorial encombré de fougères arborescentes et autres plantes terrestres de cette hauteur. Ce delta occupait ce qui est aujourd'hui l'île d'Ellesmere au nord du Nunavut, territoire de l'Arctique canadien.
 
L'animal vivait essentiellement dans l'eau mais pouvait s'accommoder de fonds peu profonds et se dresser sur ses nageoires pour faire émerger sa tête. Il avait l'allure d'un gros amphibien ou d'un alligator aplati avec un crâne de 20 centimètres de long séparé par un cou mobile d'une série de larges côtes robustes, elles-mêmes couvertes d'écailles osseuses.
 
Chaînon manquant
 
Mais plus extraordinaire encore, il possédait des nageoires qui, bien qu'encore frangées de fins rayons comme celles de tout poisson, contenaient déjà un squelette interne préfigurant des doigts et qui ressemblaient presque, mais pas encore tout à fait, à des membres... Des nageoires qui ont acquis la capacité de se fléchir et se sont étendues par la suite pour devenir des pattes.
 
En outre, contrairement aux poissons contemporains, Tiktaalik avait déjà perdu ses opercules (les «ouïes» des poissons) qui protégeaient ses branchies. «Au fil de l'évolution, cette lignée de vertébrés qui possédaient des branchies et des poumons pour pouvoir vivre à la fois dans et hors de l'eau a perdu ses branchies, indique Henri Godon, océanographe amateur et rédacteur en chef de la revue Océania. C'est la perte de leur opercule à l'arrière de la tête qui leur a permis de la lever pour respirer occasionnellement hors de l'eau, geste rendu possible grâce à un début de cou flexible qui séparait la tête de la ceinture pectorale.»
 
En entrant dans une case laissée vide jusqu'à présent entre les poissons et les vertébrés à quatre pattes, Tiktaalik représente bien le fameux «chaînon manquant» si cher aux paléontologues. Jusqu'à ce qu'un prochain spécimen vienne et leur permette d'ajouter une nouvelle page à la magnifique histoire de l'évolution.
 
(1) Océania, mars 2006.
 
 

 

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Dimanche 9 avril 2006 7 09 /04 /2006 00:27

Article interactif

 

15 blogueurs leaders d'opinion sur la toile

LE MONDE | 06.04.06 | 17h46  •  Mis à jour le 07.04.06 | 08h00

 

15 blogueurs leaders d'opinion sur la toile

 

Chiffres

 

Tristan Nitot - Le blog : Standblog

 

La Blogothèque - Le blog : La Blogothèque

 

Pierre Assouline - Le blog : La République des livres

 

Philippe Bilger - Le blog : Justice au singulier

 

Maître Eolas - Le blog : Journal d'un avocat

 

Versac auteur anonyme - Le blog : Versac

 

Pierre Carvin - Le blog : PierreCarvinpersisteetsigne

 

Bernard Salanié - Le blog : L'économie sans tabou

 

Etienne Chouard - Le blog : L'arc-en-ciel

 

Jean Véronis - Le blog : Technologies du langage

 

Pascale Weeks - Le blog : C'est moi qui l'ai fait !

 

Loïc Le Meur - Le blog : Loïc Le Meur

 

Roland Piquepaille - Le blog : Emerging Technology

 

Henri Godon - Le blog : Revueoceania

 

Pierre Bilger - Le blog : Blog Bilger

 


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Parmi les 6 à 7 millions de blogs recensés dans la blogosphère française, certains sont devenus particulièrement influents. "Le Monde" en a sélectionné quinze dans différents domaines, choisis parmi les plus consultés par les internautes.

 

Les blogs, nouveaux maîtres à penser. Sur son site, en juillet 2002, Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, une association qui se consacre au développement de logiciels libres, notait chaque jour une astuce pour mieux utiliser les navigateurs Internet. Une cinquantaine d'internautes étaient quotidiennement au rendez-vous. Une petite base de fidèles, déjà, qui l'ont incité à persévérer. Aujourd'hui, ses billets sur les standards du Web peuvent attirer jusqu'à 25 000 visiteurs par jour. "Je n'ai rien fait pour ça, explique Tristan Nitot. Cet engouement, c'est une surprise pour moi."

 

Le blog est-il en train de devenir un nouveau vecteur d'influence ? Parmi les 6 à 7 millions de blogs recensés dans la blogosphère française, certains sont en tout cas devenus des musts, incontournables, très influents.

 

Pour la plupart, leurs créateurs ne l'ont pas cherché. Cela s'est fait comme ça, d'un seul coup, ou bien au contraire patiemment, au fil des semaines, au long des billets publiés, des commentaires et des réponses déposées. Sur leur blog, ils parlaient de nouvelles technologies, de développement durable, de littérature ou de musique, de cuisine ou simplement de l'air du temps. Certains racontaient leur vie, confiaient leurs états d'âme. Quelques-uns étaient déjà connus, la plupart anonymes. Et puis, un jour, ils se sont rendu compte que leurs mots étaient lus, que leur avis comptait. Ils avaient acquis de la notoriété, ils étaient devenus des blogueurs d'influence.

 

"Ce n'était pas intentionnel, mais je suis ravi et je me suis pris au jeu", reconnaît Jean Véronis, professeur de linguistique et d'informatique à l'université d'Aix-en-Provence. Sur son blog, Aixtal, consacré aux technologies du langage, 1 500 internautes consultent chaque jour quelque 4 500 pages. Aixtal a connu son heure de gloire : c'est lui qui a relevé quelques aberrations de Google, et démontré que le moteur de recherche "gonflait" ses chiffres. L'histoire a été publiée par le New York Times, et Google a corrigé à la baisse ses communiqués.

 

Le succès est souvent "un succès de niche", selon Chryde, l'un des animateurs de la Blogothèque, un blog collectif consacré à la musique indépendante, visité chaque jour par 2 500 internautes. Pour Chryde, l'aventure a commencé en septembre 2003. Le jeune homme avait deux passions : les blogs et la musique. "L'idée, explique-t-il, était de parler de musique différemment, de manière intime, transversale et décalée."

 

Il n'a pas fallu très longtemps au site musical pour rencontrer le succès. "Je crois que nous avons renouvelé la façon dont on parlait de musique jusque-là, analyse Chryde. Sur la blogothèque on ne parle pas d'une musique si l'on ne peut pas donner à écouter, montrer un clip. Nous avons eu la chance de créer quelque chose au bon moment." Aujourd'hui, ils sont une quinzaine de bénévoles à contribuer au collectif. Les maisons de disques qui ne peuvent plus les ignorer, les invitent aux conférences et aux avant-premières.

 

L'influence réelle des blogs est difficile à mesurer avec précision. Car ici comme ailleurs, influence ne rime pas forcément avec affluence. "L'audience n'est qu'un des critères dont nous tenons compte pour retenir un site, mais c'est loin d'être le seul", explique Sandra Albertolli, responsable de l'agence Influence, qui se définit comme "agent des blogs et des sites influents". "Nous vérifions également son référencement dans les principaux moteurs de recherche. Nous observons la qualité des textes, du graphisme. Il faut encore tenir compte de l'expertise du blogueur et évaluer celle de ses lecteurs", ajoute-t-elle.

 

Il n'existe que peu d'outils pour évaluer précisément et objectivement l'audience d'un blog. Les rares instruments de mesure sont américains et ignorent souvent la petite blogosphère française. Le plus connu de ces outils, Technorati - qui est aussi un moteur de recherche dédié aux blogs - recense, pour établir son classement, le nombre de liens et de sites renvoyant à une page personnelle. Dans le "top 100" établi par Technorati, on ne trouve aucun français.

 

Le blog de Loïc Le Meur, célèbre "netentrepreneur", est considéré comme la référence de la blogosphère française : il était, fin février, en 598e position dans le classement de Technorati, avec 4 021 liens provenant de 1 111 sites. PierreCarvinpersisteetsigne, le carnet personnel du jeune néoconservateur français Pierre Carvin, l'un des blogs les plus populaires en France, figurait à la 2 363e place avec 1 564 liens issus de 447 sites. En cherchant un peu, on pouvait aussi localiser Standblog de Tristan Nitot en 1 634e position, les technologies du langage de Jean Véronis en 3 024e, ou le blog consacré à l’océanographie de Henri Godon, au 3 121e rang.

 

Un classement qui n'est certes pas gravé dans le marbre. "Un blog peut faire beaucoup d'audience parce qu'il parle d'un sujet à la mode ou d'actualité. Cela va le propulser en tête des moteurs de recherche, mais ce n'est pas un critère de qualité, et l'effet peut retomber aussi vite", juge Frédéric Montagnon, un des trois fondateurs d'Over-Blog, une des plus importantes plates-formes en France.

 

Avec les blogs, relève Pierre Assouline, auteur de La République des livres, "l'impact se mesure tout de suite". Ecrivain, journaliste, chroniqueur, l'ancien directeur du mensuel Lire a facilement transposé dans l'univers virtuel l'influence qu'il avait déjà dans le monde littéraire.

 

Dès le départ, en septembre 2004, le succès a été au rendez-vous : 4 000 pages vues par jour en moyenne. Il ne s'est pas démenti et atteint aujourd'hui 8 500 pages vues par jour, 250 000 par mois. "Mais il faut écrire tous les jours", explique le critique littéraire. "Il y a de fait une corrélation très grande entre rythme de publication et nombre de visites", confirme Pierre Bilger, l'ancien patron d'Alstom.

 

Son blog économique et financier s'est d'abord centré sur les questions des hautes rémunérations, suite notamment à la publication de son livre, 4 millions d'euros, le prix de ma liberté (éd. Bourin, 2004). Mais, depuis l'été 2005, ses billets se sont diversifiés, et Pierre Bilger n'hésite plus à parler télévision ou littérature. Longtemps tenu au devoir de réserve, l'ancien serviteur de l'Etat pense devoir à sa parole enfin libérée le succès de ses billets : chaque mois, 8 000 à 10 000 visiteurs se rendent sur son blog.

 

 

Olivier Zilbertin

 

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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /2006 20:13

L’exploration est le sport du savant. Auguste Piccard

 

 

 

 

Né en 1958, petit-fils d’Auguste Piccard et fils de Jacques Piccard, Bertrand Piccard est un aérostier connu pour avoir réussi, avec le britannique Brian Jones, à effectuer le premier tour du monde en ballon du 1er au 21 mars 1999, à bord du ballon Breitling Orbiter 3. Il se définit lui-même comme un « savanturier » conjuguant amour du savoir et passion de l’aventure.

L
e contexte familial privilégié marque profondément les premières années de Bertrand Piccard. Il peut rencontrer grâce à son père les héros de son enfance : ceux-ci s’appellent Hermann Geiger, avec lequel il effectue son baptême de l’air dans les Alpes, Jacques Mayol, avec lequel il plonge en Floride, et surtout Werner von Braun, le père du programme spatial américain, qui lui fait visiter Cap Kennedy, l’invite à tous les décollages de fusées américaines depuis Apollo 7 jusqu’à Apollo 12, et lui présente Charles Lindbergh ainsi que la plupart des astronautes de la NASA.


 

 

 

Werner von Braun à Peenemünde au milieu des années quarante. A l'extrême droite sur la photo, en costume sombre.

 



De retour en Suisse après deux ans passés en Floride, où son père a construit un mésoscaphe, Bertrand vit à seize ans sa première aventure aérienne comme pilote en découvrant l’aile Delta et l’ULM dont il devient un des pionniers en Europe. Membre fondateur de la Fédération Suisse de Vol Libre, membre fondateur et président d’honneur de l’Association Suisse d’Aviation Ultra légère, instructeur Delta et ULM, il explore le vol libre sous toutes ses formes : distance, altitude, acrobatie, largage depuis montgolfière, vol motorisé, parapente, parachutisme. Champion d’Europe de voltige en Delta, auteur d’un record du monde d’altitude et de plusieurs premières mondiales, il participe au premier Tour de France ULM en 1983 et réussit la première traversée des Alpes en ULM. Il fonde Piccard Aviation, participe au développement d’un prototype d’ULM et tente de promouvoir l’ULM comme une voie complémentaire à l’aviation traditionnelle, chère et peu écologique. Il remporte en 1992 le Chrysler Challenge, la première course transatlantique en ballon.


A
u total, Bertrand Piccard effectue plus de deux cent cinquante démonstrations lors de meetings aériens, et participe à de nombreux tournages cinématographiques et émissions télévisées. Il devient même héros de bande dessinée (La vrille, 37e tome des aventures de Dan Cooper ; scénario et dessins d'Albert Weinberg)...

 

 

 

 

 

 

 

Mais davantage que l’exploit ou le record, la fascination de Bertrand Piccard pour le vol libre a pour but l’étude du comportement humain et l’observation de l’émergence de différents niveaux de conscience en situations extrêmes. L’aile Delta devient pour lui un laboratoire psychologique, comme le ballon était pour son grand-père Auguste un laboratoire de physique. Désirant approfondir sa compréhension du « monde intérieur », il devient médecin et effectue une double spécialisation en psychiatrie et psychothérapie de l’adulte et de l’enfant.

S
a thèse de doctorat, La pédagogie de l’épreuve, est primée par la Faculté de médecine de Lausanne. Doué d’un regard fascinant, Bertrand Piccard se forme aux techniques d’hypnose en Europe et aux Etats-Unis, et devient enseignant et superviseur à la Société Médicale Suisse d’Hypnose. Après une période comme chef de clinique dans un service universitaire, il ouvre un cabinet de psychothérapie dans lequel il organise également des séminaires de formation à l’hypnothérapie.

 


Par ailleurs, son intérêt pour la médecine dépasse les frontières occidentales et le pousse à chercher du côté de l’Asie des réponses à certaines questions qu’il se pose. C’est ainsi qu’il fait la rencontre de différentes approches issues de traditions orientales, notamment taoïstes et shintoïstes, et qu’il s’efforce d’en extraire des complémentarités susceptibles d'enrichir sa pratique de médecin.

 

 

 

 

 

 

En janvier 1997, Bertrand Piccard a tenté un premier tour du monde en ballon sans escale, à bord du Breitling Orbiter, qui comprend une enveloppe d’air chaud entourant une autre poche de 15000 m3 d'hélium, tentative qui se solda par un échec après six heures de vol seulement, suite à des fuites de kérosène dans la cabine. Cette fuite de carburant contraint Bertrand Piccard et son coéquipier Wim Verstraeten à laisser amerrir leur ballon en Méditerranée au large de Toulon, non loin du bateau stationnaire de la fondation Stromberg, ce qui entraîne la perte de l’enveloppe. Le décollage avait failli mal se terminer, le ballon frôlant les peupliers près de la station-service de Château-d’Œx, dans les Préalpes suisses.

La deuxième 
tentative de Piccard a été réalisée à bord du Breitling Orbiter 2. Piccard fait toujours équipe avec Wim Verstraeten mais s’adjoint les services d’un technicien du constructeur Cameron Balloons : Andy Elson. Totalement libre de repartir à zéro et riche de sa première expérience, l’équipe décide de construire l’Orbiter 2, un ballon plus grand (16500 m3 d’hélium pour 53 mètres), qui s’envole à nouveau de Château-d’Œx, le 28 janvier 1998. Après une fuite d'air à un hublot, acrobatiquement colmatée de l’extérieur par Andy Elson, et un test de pressurisation de la cabine en conditions réelles (11 000 m et – 50°), ils poursuivent leur vol, mais le refus des autorités chinoises de laisser survoler le territoire de l’Empire du milieu sera finalement fatal aux espoirs des aéronautes.


Rabattus par un fort courant d’inversion, les aérostiers vont devoir contourner l'immense territoire chinois, par le sud et à très basse altitude, et à 25 km/h alors qu'un magnifique jet stream soufflait à 270 km/h entre l’Iran et Pékin. A nouveau contraints de se poser, leur voyage s’est terminé après dix jours par un atterrissage en pleine campagne birmane, au milieu de paysans éblouis. Le Breitling Orbiter 2 n'aura donc pas fait le tour du monde, mais le trio bat le record de durée d’un engin volant, avec 9 jours 17 heures et 55 minutes pour 8700 kilomètres parcourus.

Bertrand Piccard et son équipe décident de faire une troisième tentative et pour cela construisent le Breitling Orbiter 3, un ballon encore plus grand (18500 m3 d'hélium, 55m), apte à tenir l’air pendant trois semaines. Piccard décide aussi de changer de coéquipier : il engage d'abord Tony Brown, pilote de Concorde chez British Airways, mais l’aspect relationnel étant très important, il propose finalement à un autre Anglais, Brian Jones, pilote à la Royal Air Force et aérostier accompli, de l’accompagner.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour cette ultime tentative – il n’y en aurait pas eu d’autre – le lourd réservoir de kérosène est remplacé par trente-deux bouteilles de gaz propane (2,35 mètres de haut), plus aisées à manipuler. Le tour du monde est finalement bouclé après avoir volé près de 20 jours (exactement 447 heures et 47 minutes) sur une distance de 40805 km. 

En 2004, Bertrand Piccard annonce son nouveau projet, baptisé Solar Impulse, de circum-navigation en planeur solaire, en collaboration avec l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Bertrand Piccard est l’auteur de plusieurs ouvrages :

 

 

Quand le vent souffle dans le sens de ton chemin, La Nacelle, 1993

Le tour du monde en 20 jours, Robert Laffont, 1999

La plus longue méharée et autres aventures exceptionnelles, Albin Michel, 2003

Une trace dans le ciel, Robert Laffont, 2006

 

 





Et s'il fallait conclure une telle odyssée familiale, nous devrions laisser le dernier mot à l’Association Jules Verne Aventures : « il n’y a pas d'explorateurs, hormis les astronautes de la lune, qui incarnent aussi bien que les Piccard l'aventure scientifique et humaine du XXe siècle, telle que l'aurait rêvée le visionnaire Jules Verne ».

 


La conquête des abysses et de la stratosphère, le premier tour du monde en ballon : de quoi perpétuer la légende du capitaine Nemo et de Phileas Fogg.

 

Gravure illustrant l'ouvrage de Jules Verne, Cinq semaines en ballon. Contrairement aux paysans birmans, les populations africaines réservent un accueil hostile au ballon des trois héros du roman.

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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /2006 11:43

Nous reproduisons ici un article du Monde, paru dans l'édition du 10 août 2005. Il apporte les premiers éléments qui permettent de remettre en cause la "version officielle" de la mort de l'ancien président de la Banque centrale européenne. Toute l'équipe de la revue Océania s'engage à poursuivre les recherches qui aideront à faire la lumière sur les circonstances troubles du décès de Wim Duisenberg.

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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /2006 11:06
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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /2006 10:02
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Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /2006 13:25

Fils du physicien suisse Auguste Piccard (voir notre article du 24 mars 2006), Jacques Piccard est né à Bruxelles. Au terme de brillantes études d'histoire, de physique et d'économie, il obtient en 1946 un diplôme d'économie à l'université de Genève, où il devient maître-assistant. Tout en travaillant comme économiste à Trieste, en Italie, il reçoit l'offre d'une entreprise locale afin de l'aider à construire un bathyscaphe. Piccard accepte cette offre et le Trieste, conçu par son père, est achevé en 1953.

 

 

 

 

En 1957, la marine américaine finance une série de plongées du Trieste au large de l'île de Capri, et, non sans arrière-pensées, achete le bathyscaphe. Jacques Piccard est alors engagé pour travailler sur le Trieste comme conseiller scientifique.

 

 

 

 

 

 

En 1959, le bathyscaphe est amené à l'île de Guam, dans l'océan Pacifique. Le 23 janvier 1960, Piccard et le lieutenant de marine américain Don Walsh (notre photo) plongent à bord du Trieste dans la fosse des Mariannes (Marianas Trench), jusqu'au point le plus profond de la Terre. Situé à 11 034 m de profondeur, le fond de cette fosse se trouve à une distance plus grande du niveau de la mer que ne l'est le sommet le plus élevé de la Terre, celui du mont Everest (8 848 m) ! L'expédition prouve que la vie est possible à cette profondeur où la pression est de huit tonnes par inch carré ! A travers les vitres du bathyscaphe, Piccard observe une espèce alors inconnue, l'holothurie (thyrone briareus), proche parente de l'étoile de mer et de l'oursin, qui sera par la suite appelée plus communément du nom évocateur de "concombre de mer", en raison de son corps d'aspect verruqueux et coriace. Le président Eisenhower remit à Piccard et à Walsh, en 1960, la décoration du Distinguished Public Service pour rendre hommage à leur talent. Don Walsh fut par la suite professeur à la célèbre University of Southern California.

 

 

 

  

 

Après l'expiration de son contrat avec la marine américaine, Piccard retourne en Suisse, à Lausanne, où il conçoit et construit l'Auguste Piccard, ou PX-44, un sous-marin de tourisme destiné à être fabriqué en série. Le sous-marin fait des centaines de voyages, transportant en tout trent-trois mille touristes à une profondeur d'environ 100 m dans le lac Léman, lors de l'Exposition nationale suisse de Lausanne en 1964. Plus tard, avec l'aide de l'industrie américaine et du Bureau océanographique de la marine américaine, Piccard met au point un autre sous-marin, le Ben Franklin (ou PX-15), destiné à étudier les courants océaniques. En 1969, Piccard et cinq observateurs dérivèrent pendant un mois, sans propulsion, dans le Gulf Stream, le long de la côte est des États-Unis, de Palm Beach (Floride) à Cape Hatteras (Caroline du Nord).

   

Parmi les ouvrages les plus connus de Piccard, on retiendra le livre écrit en collaboration avec l'océanographe américain Robert Dietz, A sept miles de profondeur (1961), traduit en néerlandais par David van Mel sous le titre Zeven mijlen onderzee, qui décrit la mythique plongée dans la fosse des Mariannes. Jacques Piccard est également l'auteur du superbe ouvrage Le soleil sous la mer, publié en 1971.

Jacques Piccard est le fils de l'aéronaute Bertrand Piccard.

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Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /2006 11:52

Auguste Piccard (1884-1962), physicien suisse, est connu pour son exploration de la stratosphère et des fonds sous-marins. Il naît à Bâle et fait ses études à l’Ecole polytechnique fédérale et devient en 1922 professeur de physique à l'université de Bruxelles. Il fait à cette époque la connaisssance d'Albert Einstein et de Marie Curie. En 1931, Piccard attire l'attention du monde entier en accomplissant la première ascension en ballon dans la stratosphère, atteignant une altitude de 15 787 m, un nouveau record mondial. Pendant ce vol, Piccard réunit des informations importantes sur l'intensité des rayons cosmiques dans la stratosphère. Il enregistre également des températures stratosphériques entre - 55 °C et - 60 °C. L'année suivante, il effectue une nouvelle ascension, améliorant son record précédent en atteignant une altitude de 16 940 m.

 

 

 

On voit ici Auguste Piccard dans un ballon, en compagnie de Paul Kipfer.

 

 

 

 

 


Encouragé par sa réussite dans la conquête de la stratosphère, il se consacre à partir de 1937 à l'exploration sous-marine. A cette époque – l’album Le trésor de Rackham le Rouge est de 1944 –, Piccard aurait inspiré à Hergé le personnage du Professeur Tournesol. D’autres ont prétendu, s’appuyant sur leur calvitie, leur surdité et leur barbichette communes, que le célèbre ami de Tintin avait été inspiré par Charles Maurras...

 

 

 

 A vous de juger.

 

 

 

 

 

 

En 1947, il construit le premier bathyscaphe, qui malheureusement, ne donne pas satisfaction.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

En 1953, il lance son deuxième bathyscaphe, le FNRS 3, avec lequel il atteint la profondeur, très honorable pour l'époque, de 3 150 m. 

La chasse aux records dans les abysses est lancée : Piccard, insatisfait de ce succès de 1953, décide de mettre au point un bathyscaphe capable d’aller au plus profond. Il dessine les plans du bathyscaphe Trieste à bord duquel, en 1960 le propre fils d’Auguste Piccard, Jacques, atteindra 10 916 mètres dans la fosse des Mariannes . Cette profondeur ne sera jamais égalée.

 

 

 

 





Gravure illustrant l'ouvrage de Jules Verne, Vingt mille lieues sous les mers.

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Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /2006 10:45
Voici une raie manta.
Par Godon - Publié dans : Photos
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