revueoceania.over-blog.org est un blog d'océanographie populaire et de vulgarisation scientifique. Il entend ne
pas se limiter à la lutte contre les dérives savantes et universitaires de l'océanographie actuelle, mais au contraire, développer chez les amoureux de l'Océan une véritable culture du savoir
amateur dans toutes les branches de la connaissance qui le captivent également...
Certaines personnes le savaient déjà depuis plus de vingt ans. Parmi lesquelles on retrouve, une nouvelle fois, plusieurs hauts fonctionnaires proches ou membres de la Commission européenne. Et quelques journalistes, au premier rang desquels Jean-Marie Colombani.
C'est pourquoi il y a quelque hyprocrisie de la part du journal LeMonde à présenter aujourd'hui la nouvelle d'une antique inondation de régions du nord de l'Europe comme totalement inédite.
Les lecteurs de la revue Océania se souviennent qu'un chercheur à la Fondation Stromberg, le professeur Lemaire, avait le premier dénoncé sur les ondes d'une radio associative le projet criminel d'une dépoldérisation volontaire des Pays-Bas, projet conçu entre autres par le Commandant Cousteau, Hans Gelnik et un grand nombre de technocrates regroupés autour de Jean-Jacques Servan-Schreiber et de la revue l'Express (cf. http://revueoceania.over-blog.org/article-3370093.html ). Ce projet fou avait été jugé "faisable" - selon les propres termes du Commandant Cousteau dans une note, récemment exhumée, que ce dernier avait fait parvenir en février 1981 au Président de la Commission européenne d'alors, le Luxembourgeois Gaston Edmont Thor - après que l'homme au bonnet rouge eut pris connaissance de la découverte de l'inondation par le biais des scientifiques de l'Imperial College de Londres. "Si une inondation d'une telle ampleur a eu lieu une fois, elle peut se produire à nouveau aujourd'hui", continuait la note.
Nous ne résistons pas à reproduire tel quel l'article que publie aujourd'hui 19 juillet 2007 le quotidien du soir, splendide exercice de mauvaise foi journalistique...
a Grande-Bretagne s'est retrouvée séparée de l'Europe continentale il y a des centaines de milliers d'années, durant la dernière période glaciaire, à la suite d'une "inondation catastrophique" selon un article de chercheurs de l'Imperial College de Londres publié, jeudi 19 juillet, dans la revue Nature.
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Autrefois, au nord du bassin occupé aujourd'hui par la Manche, dans ce qui correspond à la partie méridionale de la mer du Nord, se trouvait un lac approvisionné par le Rhin et la Tamise et retenu par une barrière naturelle connue sous le nom de Weal-Artois. Selon cette étude, la rupture de ce barrage, intervenue il y a entre 450 000 et 200 000 ans, aurait provoqué pendant plusieurs mois le déferlement de grandes quantités d'eau, estimées à un million de mètres cube par seconde.
Le creusement des terres par ce torrent monstrueux a inondé toute une région, actuellement occupée par la Manche, et a changé le réseau des fleuves de toute cette zone, notamment le Rhin et la Tamise, ajoutent les chercheurs.
Par ailleurs, la migration des populations humaines en Europe a pu être affectée par ce phénomène qui aurait créé une barrière infranchissable pour les migrations venant du continent. La première population humaine en Angleterre s'est alors réduite progressivement faute de l'apport de nouveaux arrivants, conduisant à une disparition de l'homme sur l'île pendant quelque 100 000 ans.
"Cet événement préhistorique", conclut selon Sanjeev Gupta, "permet en effet d'expliquer les raisons qui ont amené le Royaume Uni à devenir une île et pourquoi la première occupation humaine de l'Angleterre s'est arrêtée brutalement pendant près de 120 000 ans".