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Mercredi 11 mars 2009

Le CO2 ne menace pas seulement le climat, il dégrade aussi les océans : en absorbant une part du carbone atmosphérique excédentaire, les mers tendent à devenir de plus en plus acides. Un phénomène qui pourrait à l'avenir fragiliser certaines espèces formant la base de la chaîne alimentaire. Des travaux publiés, dimanche 8 mars dans la revue Nature Geoscience, suggèrent que ces bouleversements, prévus par les expérimentations en laboratoire, sont en cours et que leur magnitude est déjà importante.


Lorsque les eaux océaniques deviennent plus acides, certains organismes - en particulier planctons et coquillages - ont plus de difficultés à former leur exosquelette de calcaire ou leur coquille. Depuis le début de l'ère industrielle, le pH moyen des océans a chuté environ de 0,1 point, mais l'incidence de cette variation sur le vivant est délicate à évaluer.


William Howard (Antarctic Climate and Ecosystems Cooperative Research Centre, Australie) et ses coauteurs sont parvenus à comparer des foraminifères actuels - une vaste famille de planctons unicellulaires - à leurs semblables fossiles, extraits de carottes sédimentaires prélevées dans l'océan Austral. Les chercheurs constatent qu'en moyenne, la masse des minuscules enveloppes calcaires de ces micro-organismes est aujourd'hui jusqu'à 30 % à 35 % inférieure à ce qu'elle était au cours de l'Holocène - c'est-à-dire les 10 000 dernières années. "Cela est cohérent avec une réduction de "calcification" induite par l'acidification de l'océan", écrivent les auteurs.


La fragilisation du plancton peut avoir des conséquences importantes. Non seulement celui-ci forme les bases de la chaîne alimentaire océanique mais il participe à absorber le CO2 atmosphérique par photosynthèse. La réduction de son activité pourrait impliquer l'affaissement de l'activité biologique de l'océan dans son ensemble. D'où un impact sur les ressources halieutiques et sur la conchyliculture, etc.


Les résultats présentés par les océanographes australiens fournissent la première preuve expérimentale que l'augmentation de la teneur atmosphérique en CO2 - 386 parties par millions (ppm) aujourd'hui contre 270 ppm avant l'ère industrielle - produit d'ores et déjà un impact fort sur les écosystèmes marins.


Cela n'allait pas de soi. En effet, la capacité à calcifier des organismes calcaires change en fonction de l'acidité du milieu mais aussi de sa richesse en nutriments, de sa température, de sa salinité, etc. Et certaines expériences in vitro ont donné des résultats surprenants, certaines suggérant même que des planctons se portaient mieux dans un milieu plus acide. Ainsi, par exemple, de certains coccolithophoridés, une autre famille de planctons...


Du coup, avoir la certitude que les changements mesurés par William Howard et ses coauteurs sont bel et bien dus au CO2 émis par l'homme est chose difficile. Mais les auteurs avancent un autre résultat à l'appui de leurs conclusions. Ils ont ainsi examiné les variations - ténues - de masse de Globigerina bulloides (un foraminifère) sur une période de cinquante mille ans et les ont mises en parallèle avec les fluctuations de la concentration atmosphérique en CO2 intervenues sur la même période. Celles-ci sont données par les carottes de glace prélevées sur le continent Blanc. Résultat : la corrélation est très forte. Plus le CO2 est élevé, plus la masse de l'enveloppe de bulloides est faible. La composition de la basse atmosphère se répercute invariablement et rapidement sur la biologie de l'océan.


Encore très peu étudiée voilà seulement cinq ans, l'acidification des océans est aujourd'hui au centre de nombreux programmes de recherche. Le pH moyen des eaux de surface, qui était de 8,2 environ avant l'ère industrielle, devrait atteindre 7,8 à 7,9 à la fin du siècle. Les spécialistes s'accordent pour dire que de tels niveaux d'acidité n'ont jamais été atteints au cours du million d'années écoulé. Mais, là encore, la science est jeune et les incertitudes sont importantes. Ainsi, des mesures menées par Timothy Wootton (université de Chicago) et publiées fin 2008 par la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) ont montré qu'au cours de la décennie écoulée, certaines eaux côtières du Pacifique se sont acidifiées à un rythme dix à vingt fois supérieur à ce qu'attendaient les chercheurs.

Par Godon
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Mardi 5 août 2008

Les spécialistes de la Méditerranée n'ont pas encore percé les mystères de son origine. L'algue toxique Ostreopsis ovata a surgi le 9 juillet sur les plages de Monaco, puis le 25 à Villefranche-sur-Mer, où une plage a été fermée en application du principe de précaution. Présente habituellement dans les eaux chaudes tropicales, cette algue microscopique unicellulaire, de la famille des dinoflagellés, appartient à un groupe de 600 espèces d'algues toxiques. Elle se fixe le long du littoral, au fond des eaux, sur les rochers ou les algues. Elle produit une toxine, la palytoxine, qui, lorsque Ostreopsis gagne la surface, se diffuse dans l'air et peut occasionner des désagréments après inhalation : rhume, toux, fièvre, troubles respiratoires, qui diminuent habituellement dans les 24 à 48 heures sans complications.

Plus que sa présence, c'est sa concentration que les chercheurs étudient afin de déterminer son évolution. Telle est la mission de Rodolphe Lemée, biologiste marin au laboratoire d'océanologie de Villefranche-sur-Mer. Il dirige un projet de recherche, lancé au début de l'année, réunissant l'université de Nice Sophia-Antipolis, l'Ifremer et la chambre de commerce et d'industrie de Nice. Premier constat : Ostreopsis est retournée à la case départ. "L'algue a déjà été observée dans la baie de Villefranche au début des années 1970, raconte Rodolphe Lemée. Elle devait être relativement rare. Depuis une dizaine d'années, elle est apparue en Espagne ou en Italie. Mais depuis quatre ou cinq ans, on assiste à une prolifération des floraisons dans les eaux méditerranéennes."

 

"SON ORIGINE, UN MYSTÈRE"

 

Alexandre Meinesz, professeur de biologie à l'université de Nice, souligne : Ostreopsis ovata "aime bien les eaux chaudes". Cependant, il reconnaît qu'on ne "sait pas vraiment comment s'en débarrasser. On ignore même d'où elle vient". En 2003 en Italie, dans le golfe de Gênes, 200 personnes avaient été intoxiquées et une vingtaine furent hospitalisées. En Catalogne, l'année suivante, des dizaines de résidents ont souffert de difficultés respiratoires. En France, en août 2006, plusieurs baigneurs fréquentant la calanque du Morgiret (île du Frioul au large de Marseille) ont présenté des irritations au visage.

Ces désagréments surviennent au moment de la reproduction de ces micro-algues. "Ici elle se développe plus car elle rentre en compétition avec d'autres espèces que l'on trouve en Méditerranée", constate Rodolphe Lemée. Il admet qu'il s'avère impossible, pour l'heure, de préciser quelle sera la progression de cette algue : "Son origine demeure mystérieuse. L'étudier est un travail passionnant !"

LE MONDE | 04.08.08

Paul Barelli

Par Godon
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Vendredi 9 mai 2008

Les engins d'exploration sous-marine  peuvent être rangées en trois catégories. Il existe d'une part les scaphandres, d'autre part les véhicules habités en pression atmosphérique, et enfin les appareils posés à même le fond, tels les robots télécommandés ou les enregistreurs (sismographes, courantomètres, marégraphes...)

 

La SP 3000 fait partie de la deuxième catégorie. De fabrication française, elle a été mise en service en 1970.

Son intervention devait se faire à partir d'un navie de soutien : elle n'était donc que partiellement autonome. Elle obtint toutefois des résultats remarquables sur ce plan puisque, habitée par trois hommes, son autonomie pouvait atteindre 48 heures. A l'époque, seules l'Aluminaut et la Deep Star, de fabrication américaine, réalisèrent de meilleures performances.

Comme son nom l'indique, la SP 3000 plongeait jusqu'à une profondeur de trois mille mètres.

 

 

Par Godon
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Mardi 5 février 2008
Après trente ans de recherches, un archéologue marin va reconstituer l'apparence de Dunwich, une ville florissante du Suffolk engloutie au XIIIe siècle.
Ville qui fut un temps romaine, il est probable que son site soit celui de la légendaire Dunmoc, où saint Félix de Bourgogne, le missionaire qui introduisit le christianisme dans l'est de l'Angleterre, établit son premier siège épiscopal.
Où l'on se souviendra d'un certain projet de réensablement du Golfe du Wash...

Ci-dessous l'article du quotidien britannique The Independent daté du 22 janvier dernier.



Britain's Atlantis: the search for our lost capital


In medieval times, Dunwich was a thriving rival to London. Then it was swallowed by the sea. Now, thanks to technological advances, the ancient settlement may soon be visible once more.


 

By Paul Vallely
Tuesday, 22 January 2008

Around midnight, at certain tides, church bells can still be heard tolling from the lost city of Dunwich. Or so local legend has it. The sound comes from beneath the waves of the North Sea, for Dunwich – one of England's most prosperous medieval centres, a place some consider a rival to 14th-century London – has been sunk beneath the waters for 500 years and more. Visit Dunwich today and you will encounter a quiet Suffolk coastal village with steeply sloping shingle beaches. From time to time the waves move the pebbles to expose the great black sea defences which lie amid the stones like great beached whales, designed to slow the longshore drift of the beach into the oblivion to which the once great city has been consigned. Today the real Dunwich lies out there beneath the cold grey waters, 50 feet down and perhaps a mile out.

This British Atlantis – with its eight churches, five houses of religious orders, three chapels and two hospitals – is now about to be exposed to human gaze for the first time since the first of a series of great storms and sea surges hit the East Anglian coast in 1286 and began the process of coastal erosion which led to the city's disappearance. For the past 30 years one man, Stuart Bacon, a marine archaeologist and director of the Suffolk Underwater Studies, has dedicated himself to discovering what lies beneath the waves. He has made more than 1,000 dives on the medieval site since 1971 but with limited success. High silt levels in the water mean that visibility is limited to just a few centimetres.

"You can't see," he says. "The water is black because of the sediment in suspension. On very rare occasions visibility can be one to two metres but more usually it is one or two centimetres. You can't read your watch with a lamp on some occasions."

He has explored by touch, with the aid of a map drawn in 1587, which has proved remarkably accurate. But, from May, Mr Bacon will be teaming up with Professor David Sear, of the University of Southampton, and they will bring to bear the latest underwater acoustic imaging technology to reveal the secrets of the past.

It will be the realisation of a life-long dream for Mr Bacon. Born in nearby Aldeburgh he was first taken to Dunwich by his parents as a boy in about 1947. It had not been long since the last of Dunwich's ancient churches, All Saints, toppled from the clifftop to the beach 40 feet below. "We sat on the ruins on the beach for picnics," he recalled. "As a boy I was full of questions about the place that no one seemed able to answer. So when I qualified as a diver I decide to make Dunwich my special study."

All Saints had been abandoned by its parishioners in the 1750s, though burials continued in the churchyard until the 1820s. But the cliff edge had reached the church in 1904 and the tower by 1922. It was in 1971 that Mr Bacon found the remains of the church in the water. "When a church goes over the cliff it doesn't go intact," he says. "It gets ruined on the cliff top and then falls down on to the beach in a line of stones. All Saints was 147 feet long. That's an awful lot of masonry, tons of material. It's not easily washed away."

Two years later, in 1973, he discovered the ruins of St Peter's Church, which was lost to the sea during the 18th century. He launched major diving expeditions in 1979, 1981 and 1983, with 60 divers from six boats at one point, before the blackness of the water brought him up against the limits of what was possible with the techniques available.

But he knew the story of Dunwich went back much further. The Romans were there and it is likely that it was the site of Dumnoc, the first episcopal see of Saint Felix of Burgundy, the man who introduced Christianity to eastern England, becoming the bridge-builder between the Celtic Christians who had come from Iona in the north and the Roman ones who had come via Augustine, the first Archbishop of Canterbury, to the south. Dunwich was, according to the historian Miles Jebb, the "ignition point of English Catholicism". Antiquarians described it as the capital of East Anglia.

Certainly, by 1086, the Domesday Book recorded a town of three parish churches with 290 burghers – including 24 Franci who had come from Normandy with William the Conqueror – some 3,000 citizens and "an hundered poore people". It could afford to give the king, his inspectors decided, an annual gift of "fiftie pounds and three score thousand herings". It was accorded the prestige of a Mint. In the reign of King Henry II (1133-1189) William of Newborough recorded it as "a towne of good note, and full stored with sundrie kindes of riches".

Indeed, such was its substance that when in 1173 the Earl of Leicester mounted a rebellion against Henry he landed his army near Dunwich and tried to persuade its people to join him. The city prepared to defend itself with such resolve that the pretender withdrew. Not long afterwards, Dunwich was granted a royal charter with its own borough council, magistrates, two bailiffs, a recorder and a coroner.

The prosperity to rival London came from its exports of wool and grain and imports of fish, furs and timber from the north, cloth from Holland and wine from France. Its status was reflected in its buildings, which included a grand Preceptory of the Knights Templar similar to the celebrated Temple Church in London.

In 1308 an inventory showed it possessed the massive sum of £111 contained in three great purses. In the 50 years that followed, three of the most prestigious religious orders of the Middle Ages – the Benedictines, Dominicans and Franciscans – established houses there. A hospital for lepers was built. The economy thrived, with sheep and pig rearing and rabbit farming.

There was also a major shipbuilding industry. Ships from Dunwich traded with continental Europe but travelled as far as Iceland for cod and ling as well as catching herring and sprat locally. The craft were requisitioned in war. In 1229 King Henry III requested 40 ships from Dunwich "well equipped with all kinds of armament, good steersmen and mariners" – about one eighth of the fleet that sailed from Portsmouth in 1230 to make war in France.

But even by 1279, when Dunwich possessed 80 large ships, the sea was already making incursions. Shingle was constantly shifted by the sea into the harbour. Residents fought to save their livelihood, shovelling stones and sand away by hand and strengthening the sea walls.

This was a town worth defending. In 1295, Dunwich was enfranchised to send two members to parliament, elected by the freemen of the borough. But then in 1286 came the first of the great storms that swept away much of the town.

Erosion is a constant process. It has been going on ever since Suffolk became separated from the Netherlands perhaps as recently as 8,000 years ago. For the past 2,000 years the coastline at Dunwich has receded on average by one metre a year. In many decades the change was not obvious – higher tides simply weakened the lower section of the cliff face – but then a major storm would take away several metres of cliff at once.

There was another fierce storm in 1328, which also swept away other villages on the same coast. In Dunwich it destroyed the Benedictine cell which was an offshoot of Ely Cathedral. It swept away the Franciscans' Greyfriars priory and the Dominicans' Blackfriars priory. Most seriously the sea shifted the shingle so that it blocked Dunwich harbour, an economic disaster that forced shipping and trade to move up the coast. So it went on. In 1347 another tempest swept 400 houses, two churches and various shops and windmills into the sea. Among them was St Leonard's, a church which was abandoned soon after the Black Death swept across Europe, wiping out more than a third of the entire population. In 1510 a pier was erected as a breakwater when the sea approached the market place. The church wardens at the cruciform church of St John the Baptist sold off all the plate to raise money to build another pier to deflect the waves from their church but it went over the cliffs in 1542.

In 1644 the churches experienced a threat of another kind. A puritan reformer named William Dowsing arrived and ordered the destruction of "all Monuments of Superstition and Idolatry". Smasher Dowsing, as the iconoclast was known, was particularly down on angels and ordered the destruction of 63 cherubim in the roof and 40 superstitious stained glass windows, plus the cross on the top of the steeple. He needn't have bothered. The church went over the cliff in 1688, and the tower followed 10 years later.

Yet half a century later when Daniel Defoe made his celebrated Tour Thro' the Whole Island of Great Britain, he found that "Dunwich, however ruin'd, retains some share of trade, as particularly for the shipping off butter, cheese, and corn, which is so great a business in this county... Also a very great quantity of corn is bought up hereabout for the London market."

But it was Defoe who began the myth-making, comparing the place to the ruins of Carthage, Babylon, Persepolis or Nineveh, which latter was "so entirely sunk, as that 'tis doubtful where the city stood".

It was Defoe, too, who, indulging what Ruskin came to call the pathetic fallacy, essayed the notion that Dunwich had suffered from "a certaine peculiar spite and envie of Nature, that suffereth the greedy sea to have what it will".

It was not to be sated. Soon there was no fishing fleet, no work and the land was worthless. By the middle of the 18th century, the town had been all but abandoned. The last rector left All Saints in 1755, though the town continued to elect its two members of parliament – with people travelling to Dunwich on election day, going out in a boat to the point where the town hall used to be, and casting their vote, according to that delicious online historian of Suffolk's churches, Simon Knott.

By the time of the 1832 Great Reform Act, which abolished rotten boroughs such as Dunwich, there were just eight residents left in the constituency but they still had two MPs.

What the place never lost was its romance. Ever since, people have come to Dunwich to see or to imagine. Until the 1950s, it was still easy to find identifiable lumps of masonry on the beach. When Knott first arrived in 1985, the bones of those buried in All Saints' graveyard protruded gruesomely from the cliff. "The last remains of the Greyfriars monastery, westwards of All Saints, should be good for another 50 years or so," he estimates. But the coastal path now skirts to the landward side of the ruined priory. The local planning authorities have a policy of managed retreat; sea defences will not be built again in Dunwich.

The sea may give up its secrets – thanks to multibeam sonar techniques which send out pulses of sound that are reflected back to build acoustic images of the seabed, GPS technology that can pinpoint objects' location to within a metre, and a "sub-bottom profiler" that can spot objects buried beneath the sea bed. But the water will not relax its embrace. England's medieval greatness will remain what Defoe called "a testimony of the decay of publick things".

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Par Godon
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Lundi 22 janvier 2007

Nicolas Hulot renonce à se présenter à l'Elysée, après six mois de lobbying écologiste

LEMONDE.FR | 22.01.07 | 10h53  •  Mis à jour le 22.01.07 | 11h33

 

 

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Par Elise Vincent
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Mercredi 13 décembre 2006
 
 

La stratégie d'influence de M. Hulot atteint ses limites

LE MONDE | 13.12.06 | 13h39  •  Mis à jour le 13.12.06 | 18h50
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Plus d'un mois après le lancement de son Pacte écologique, le 7 novembre, Nicolas Hulot est toujours en tournée pour essayer de faire accepter son programme aux principaux candidats à la présidentielle. Ségolène Royal l'a reçu, le 12 décembre, et il devrait rencontrer Nicolas Sarkozy avant la fin de la semaine. Le 12 décembre, il s'est par ailleurs rendu à l'Elysée pour participer au comité de pilotage d'une grande conférence internationale sur l'environnement prévue, en février, à Paris, aux côtés d'Hubert Védrine (PS) et d'Alain Juppé (UMP).

 

Depuis que le Pacte écologique a été officialisé, plus de deux cent mille personnes l'ont signé, dont une vingtaine d'élus locaux et neuf candidats à la présidentielle. Mais ceux que Nicolas Hulot appelle les "grands candidats", et qui comptent le plus à ses yeux, traînent encore des pieds. Or l'échéance - début janvier - qu'il s'est fixée pour valider ou non l'hypothèse de sa candidature à la présidentielle, approche.

Pour certains, Nicolas Hulot est en train d'être pris au "piège". Pour les plus pessimistes, c'est "l'impasse". Pour son entourage, c'est le signe qu'il a atteint un "carrefour". "Je suis plus déterminé que jamais", se défend-il.

Face à un étau politique et médiatique chaque jour un peu plus pressant, l'animateur de TF1 n'a pourtant, officiellement, toujours pris aucune décision. M. Hulot a toujours dit qu'il "croisait les doigts pour ne pas y aller". "Il se demande souvent : Est-ce que ça vaut le coup ? Ils vont me faire la peau...", raconte le philosophe Dominique Bourg, l'un des ses amis les plus proches. "Nicolas ne veut pas perdre sa nouvelle stabilité familiale", explique de son côté Philippe Legorjus, un autre de ses très proches amis et ancien chef du GIGN.

Tout le monde guette la décision de l'animateur. Même sa fondation, sur laquelle il s'est jusqu'à présent en grande partie appuyé pour mener sa campagne. "Nous aussi on l'attend !", remarque Cécile Ostria, la directrice. Depuis le lancement du Pacte écologique, la structure reçoit jusqu'à trois cents mails par jour de demandes diverses et variées. "Les gens imaginent que Nicolas va tout débloquer", explique-t-elle. Alors que le budget annuel d'environ 3,5 millions d'euros est en train de se boucler, les partenaires de la fondation - parmi lesquels L'Oréal et TF1 - attendent aussi avant de renouveler leur enveloppe financière.

La première chaîne guette également la décision de l'animateur pour programmer ou non "Ushuaïa Nature" à l'antenne. Trois émissions du magazine, pour un budget de plusieurs millions d'euros, ont déjà été enregistrées et attendent d'être diffusées.

Juridiquement, s'il se lance dans la campagne, M. Hulot ne pourra plus s'appuyer sur sa fondation. Début décembre, en toute discrétion, et pour rester crédible, il a donc dû lancer un comité de soutien, destiné à s'y substituer. Au cas où. C'est Gérard Feldzer, directeur du Musée de l'air et de l'espace, au Bourget (Seine-Saint-Denis) qui en a pris la tête. Cet ami de vingt ans a, en son temps, participé à la campagne présidentielle de Coluche. Il est chargé d'organiser la pression politique en lançant la recherche des cinq cents parrainages. Le 12 décembre, il avait recueilli un centaine de promesses. Mais comme pour la fondation, les hésitations de Nicolas Hulot compliquent sa démarche : "Les élus attendent sa décision pour se prononcer", regrette-t-il. "Et quand Coluche avait réuni cent dix promesses, au final, il n'avait obtenu que dix signatures", précise-t-il.

Malgré une apparente improvisation, Nicolas Hulot a cependant parfaitement organisé son opération. Son projet, il le mûrit depuis la présidentielle de 2002. A l'époque, il avait été très déçu de l'absence de débat autour de la thématique environnementale. Dès le printemps 2005, l'animateur a donc mis en branle un groupe de travail, composé de proches et de membres de sa fondation. Et au bout de dix-huit mois, dès le mois de mai : les cinq propositions, les dix objectifs, le plan de communication et la date de lancement du Pacte, tout était prêt.

Dès 2005, Nicolas Hulot a également organisé son "comité permanent". Cinq hommes, tous convaincus par "sa cause", chargés de l'aider dans son défi. Une sorte de "think-tank" où, chacun dans son domaine de prédilection, l'oriente, lui rédige des notes avant un discours, orchestre les emballements médiatiques et le "bluff" politique.

A leurs côtés, selon eux, M. Hulot, à 51 ans, à réussi ce que personne n'avait réussi jusque-là : réunir l'ensemble de l'écologie politique derrière lui. Corinne Lepage, Dominique Voynet, France Gamerre ont tous signé le Pacte. Sur sa péniche, à Paris, Gérard Feldzer, reçoit des politiques de tous bords parmi lesquels Christian Blanc (apparenté UDF) ou Bernard Kouchner (PS). "C'est plutôt contre les politiques que se resserre actuellement l'étau", veut croire l'ancien journaliste Jean-Paul Besset.

Elise Vincent
Article paru dans l'édition du 14.12.06. Abonnez-vous au journal : 15€/mois
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L'animateur et militant écologiste Nicolas Hulot entretient le suspense sur son éventuelle candidature à la présidentielle. | AFP/ALAIN JOCARD
AFP/ALAIN JOCARD
L'animateur et militant écologiste Nicolas Hulot entretient le suspense sur son éventuelle candidature à la présidentielle.
 
 
 
 
 
Par Godon
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Mardi 31 octobre 2006

Lisez attentivement cet article afin d'évaluer vos capacités de pêcheur de perles...

OCÉANOGRAPHIE

 

 

La vie ne s'est développée sur Terre qu'après le refroidissement des océans

 

LE MONDE | 30.10.06 | 16h27  •  Mis à jour le 30.10.06 | 16h27

 

 

 

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Quelle physionomie la Terre avait-elle il y a 3,5 milliards d'années ? Peu de traces matérielles permettent de le savoir, et la question fait l'objet de vifs débats dans la communauté scientifique. Les analyses de roches siliceuses, menées depuis trois décennies, avaient incité certains à avancer l'hypothèse que les océans du précambrien étaient très chauds, mais leurs arguments restaient fragiles.

 

 

De nouveaux travaux sur les mêmes sédiments, publiés jeudi 26 octobre dans la revue Nature, donnent plus de poids à cette théorie. Ils suggèrent que les températures océaniques ont connu un maximum, entre 50 °C et 80 °C, il y a 3,5 milliards d'années. Et qu'elles auraient amorcé une décrue importante il y a 2 milliards d'années pour parvenir, il y a 550 millions d'années environ, à une température de 20 °C (elle est d'environ 30 °C aujourd'hui). Cette décrue des températures pourrait avoir permis "l'explosion cambrienne", événement qui a vu une grande diversification des formes de vie et qui remonte, selon les paléontologues, à entre 520 et 540 millions d'années.

 

 

Jusqu'à présent, l'analyse des rapports entre les différents isotopes de l'oxygène contenu dans ces roches - appelées "cherts" - laissait bien penser que les océans avaient dû être chauds. "Mais beaucoup de scientifiques étaient sceptiques, dans la mesure où les températures en question auraient pu refléter non celle des océans mais celle, locale, de fluides hydrothermaux, par exemple, explique Marc Chaussidon, chercheur (CNRS) au Centre de recherches pétrographiques et pétrochimiques et coauteur de ces travaux. Grâce à une sonde ionique, nous avons effectué le même type de travail pour le silicium contenu dans les mêmes échantillons."

 

 

Les rapports entre isotopes du silicium de la roche traduisent sa solubilité dans l'eau - donc la température de celle-ci au moment de la formation des roches. Les indications données par l'étude du silicium s'avèrent conformes à celles de l'oxygène.

 

 

"EFFET DE SERRE TRÈS PUISSANT"

 

 

Pour Edouard Bard, titulaire de la chaire Evolution du climat et des océans, du Collège de France, "ces nouveaux travaux vont plutôt à l'encontre - mais sans les remettre complètement en cause - des théories dites de la "Terre boule de neige", selon lesquelles notre planète a été dans un lointain passé totalement gelée ou presque, sur de longues périodes ou par intermittence. Ces théories sont en phase avec les courbes d'évolution de l'activité stellaire bâties par les astrophysiciens, précise M. Bard. Selon ces modèles, il y a 4 milliards à 2 milliards d'années, le Soleil éclairait la Terre environ 10 % à 20 % moins qu'aujourd'hui."

 

 

Les océans se seraient donc refroidis au cours de longues périodes pourtant marquées par une augmentation globalement continue de l'activité solaire.

 

 

L'inertie thermique des mers est telle qu'il est impossible que l'atmosphère terrestre ait pu être tempérée ou froide avec des océans aussi brûlants. "Du coup, ajoute M. Bard, on peut imaginer que prévalait alors un effet de serre très puissant, avec d'importantes concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone ou de méthane." Et, en somme, que, dans sa prime jeunesse, la Terre ait ressemblé davantage à Vénus qu'à Mars.

 

 

"Ces résultats pourraient aussi nous éclairer sur l'absence de sédiments datés de 4,5 milliards à 3,5 milliards d'années, suggère François Robert, chercheur (CNRS) au Muséum national d'histoire naturelle et coauteur de ces travaux. Il est possible qu'au cours de cette période les températures aient été telles que toute l'eau disponible sur Terre l'ait été sous forme gazeuse." En l'absence d'eau liquide, les sédiments ne peuvent, en effet, se former.

Stéphane Foucart

 

 

Article paru dans l'édition du 31.10.06.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Le Monde
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Samedi 9 septembre 2006

Nous offrons cette série de planches aux générations futures, en particulier à celles des Pays-Bas, afin qu'elles n'oublient jamais…

Par Godon
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Samedi 9 septembre 2006
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Samedi 9 septembre 2006
Par Godon
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