Les Poissons, par Jules Supervielle (1884-1960)

Publié le par Afroid

 

 

 Les poissons

 

 

 

 

 

 

 

 

Mémoire des poissons dans les criques profondes,

Que puis-je faire ici de vos lents souvenirs,

Je ne sais rien de vous qu’un peu d’écume et d’ombre

Et qu’un jour, comme moi, il vous faudra mourir.

 

 

 

Alors que venez-vous interroger mes rêves

Comme si je pouvais vous être de secours ?

Allez en mer, laissez-moi sur ma terre sèche

Nous ne sommes pas faits pour mélanger nos jours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poème tiré de la section Les animaux invisibles, du recueil Les amis inconnus, paru en 1934 chez Gallimard.

 

 

 

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Publié dans Poésie

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